Le milieu de la musculation est devenu un véritable champ de bataille marketing. A tel point qu’il ne parait plus possible de venir s’entraîner sans apporter avec soi une myriade de gadgets sensés optimiser nos séances.

Voici une liste des accessoires dont vous n’avez pas besoin pour vous entraîner.

La conclusion de l’article donne une proposition des quelques « objets d’utilité publique » qui auront leur place dans un sac d’entraînement.

 

1. Gants d’entraînement

Les gants d’entrainement, encore appelées mitaines, sont sensés optimiser la prise.
Si votre prise est trop faible, renforcez là en faisant plus de soulevés de terre et de tractions.

Si vous transpirez des mains, utilisez de la magnésie.

Si vous ne voulez pas avoir de cale à l’intérieur des mains, utilisez une pierre ponce pour élimer les cales dès leurs formations.

 

2. Ceinture

Utilisé correctement, c’est peut-être le seul accessoire que l’on pourrait éventuellement retirer de cette liste. La ceinture de force ne devrait être sortie de son sac seulement pour les séries très lourdes d’exercices tels que le soulevé de terre ou le squat.

Son utilisation a été travestie au cours du temps, si bien qu’on voit des pratiquants mettre leur ceinture avant même de commencer leur échauffement alors qu’ils vont faire du développé couché.
Une chose que j’ai du mal à comprendre c’est l’argument qui consiste à dire que c’est parce que l’on pousse lourd que l’on met une ceinture.

Dans la logique, cela veut dire que la ceinture aidera à prendre plus lourd en déchargeant les muscles stabilisateurs de leur travail, ce qui est contre productif au final. Il faut savoir admettre ses limites : si on ne peut pas pousser plus au squat sans ceinture, c’est parce que notre structure n’est pas encore prête. Une seule solution : persévérer pour faire progresser les charges sans artifices. Utiliser une ceinture affaiblira la structure globale.

 

3. Straps et bandes

Même punition pour les strap. Ces bandes que l’on s’enroule autour des poignets et autour de la barre permettent de prendre plus lourd mais relèvent de l’artifice. La solution consiste à utiliser une prise inversée si les poids sont trop lourds. Si le problème persiste, c’est que l’on n’est pas encore suffisamment fort pour maitriser la charge. Même solution : la persévérance.

Pire, les bandes que l’on s’enroule autour des articulations. Au départ l’idée était de renforcer les articulations en les comprimant dans une gaine faite de tissu. Dans les faits, c’est justement en comprimant les articulations que l’on gène le mouvement et que l’on précipite l’usure des structures articulaires.

Restez éloignés de ces ustensiles, laissez-les au powerlifters.

 

4. Boudins pour la barre à squat

L’usage de boudin que l’on enroule autour de la barre pour poser cette dernière sur les épaules est dangereux car il permet à la barre de rouler sur les épaules. Pas le choix, si la barre de squat vous fait mal sur le haut du dos, il ne vous reste plus qu’à faire plus de soulevé de terre pour garnir vos trapèzes de masse musculaire autrement plus efficace que ce boudin pour accueillir une barre de squat bien chargée.

 

5. Téléphone portable

Celui là je le tiens en horreur. Honnêtement, à la salle on s’entraîne, on ne planifie pas ses sorties du samedi ni ses barbecues du dimanche midi. La place du téléphone est au vestiaire. Profitons de l’instant présent, concentrons nous sur notre développement. Ce moment nous appartient !

 

6. Boissons énergisantes

C’est à la mode : untel a une boisson énergisante verte, l’autre en a une de couleur plutôt bleue. Pour ma part, j’en ai une incolore, ça s’appelle de l’eau (bien meilleur marché et ça n’attaque pas les dents et ne fait pas monter en flèche les taux de sucres sanguin ni palpiter le coeur).

Les boissons énergisantes sont du vide marketing. Achetez plutôt une bonne protéine à la place que vous prendrez après votre séance. Les résultats sont incomparables.

 

7. Combinaison

Les combinaisons de force sont réservées aux professionnels des sports de force. Il n’y en a pas besoin pour faire une séance de musculation. Cela dit, je n’en ai jamais vu portée dans les différentes salles que j’ai fréquentées.

Les nageurs ne mettent plus de comibnaisons, alors je ne pense pas qu’on en ai besoin nous non plus 🙂

 

8. Vibram FiveFingers

Une petite pique pour la fin. Ils sont pas exceptionnels nos ingénieurs ? Ils nous inventent des produits inutiles et leurs copains du marketing essayent de nous convaincre que nous en avons besoin. Mais comment faisait-on avant ? On se le demande… Bref, le Vibram FiveFingers c’est le « high five » pour votre porte monnaie (110$).

L’industrie du sport ne sait plus quoi inventer comme jouets (enfin si, ils trouvent des inventions). Sérieusement, entraînez-vous plutôt pieds nus à ce compte-là. Ou achetez plutôt des chaussons de gym à décathlon et investissez dans un complexe multi vitaminé, un sac de protéines de bonne qualité et des fruits et légumes frais du marché.

 

Voici la liste des objets qui vous seront utiles pour une séance hardcore :

  • Bouteille d’eau : Pas besoin de chercher midi à quatorze heure. La seule boisson dont votre corps a besoin c’est de l’eau H2O. Point barre.
  • Serviette : Une serviette pour recouvrir les bancs que vous utilisez et éponger votre front ruisselant de transpiration naturelle résultant de la combinaison de H2O et des efforts à l’entraînement.
  • Chaine de leste : Une fois un certain niveau atteint, lestez-vous avec des poids pour les exercices au poids de corps. Une chaîne achetée chez OBI fera parfaitement l’affaire. Inutile d’investir dans la dernière ceinture de lest à 150€ de chez Weider.
  • Magnésie : Un petit bout de magnésie à 10€ vous permettra de renforcer votre poigne pour des exercices d’hommes comme le soulevé de terre et éventuellement le développé couché. Même du talc fera l’affaire !

 

N’oubliez pas de mettre une bonne dose de hargne et de motivation dans votre sac, et en route vers le développement physique !

 

Et vous, quels sont les ustensiles que vous aimez utiliser lors de vos entraînements ?