Kettlebell et canicule

Il semble que mère Nature ait repris ses esprits et que les grosses chaleurs du mois de juillet sont bel et bien terminées (est-ce un bien ou un mal, je ne saurais dire).

Cela étant, j’en ai tout de même profité pour mener quelques expériences au Kettlebell swing. En voici les principaux enseignements.

Contexte

Il fait chaud, le mercure affiche 30 à 35 degrés dans Paris. Nous sommes jeudi, et jeudi c’est ravioli. Enfin non c’est plutôt séance de kettlebell swing 😉

Le problème est que sous les toits, la température est difficilement tenable. Qu’importe, on transpirera d’autant plus.

Bénéfices d’une séance de KB swing par forte chaleur

Normalement, il faut environ 200 swing pour commencer à transpirer. Par forte chaleur, au bout du cinquantième va et vient, les gouttes de sueur commencent déjà à perler sur le front et le dos !

Par la suite, le rythme avec lequel le corps produit de la transpiration est sensiblement plus élevé que d’habitude car il doit faire face à un excédent de chaleur produit par l’exercice.

En revanche, la prise de la kettlebell est mécaniquement affaiblie par la présence de transpiration qui coule le long des bras pour arriver à l’intérieur des mains. A partir de ce moment-là, il devient difficile de maintenir le poids.

Mais alors comment effectuer une séance productive de KB swing même quand il fait très chaud ?

Précautions à prendre

A circonstances exceptionnelles, précautions spéciales :

  • Buvez bien un demi litre 30 minutes avant la séance.
  • Utilisez des vêtements léger (voir minimalistes) pendant la séance. Par exemple je réalise la séance en ne portant qu’un boxer et un short, c’est largement suffisant !
  • Buvez un demi-litre immédiatement après votre séance. Cela facilitera la descente de température et indiquera au corps que l’eau ne lui fait pas défaut. Ce faisant, il éliminera d’autant plus de toxines par la transpiration de la peau.
  • Utilisez de la magnésie pour renforcer la prise le cas échéant. Cela évite de devoir mettre fin à votre séance pour de mauvaises raisons.
  • Utilisez des bandeau de poignets pour éviter que la transpiration n’affaiblisse votre prise.
  • Si possible, prenez une douche fraîche rapidement après votre séance pour faire baisser la température à un niveau acceptable.

Une dernière chose : N’essayez pas d’établir un nouveau record, cela risquerait d’être contreproductif !

Conclusion

Comme toujours il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur. Si vous prenez vos précautions et que vous adaptez vos séances (quelles qu’elles soient) aux conditions extérieures (mais aussi en fonction de votre niveau de forme actuelle) alors vous ferez un pas dans la bonne direction !

Si vous avez ce qu’il faut dans le ventre pour faire votre séance de KB swing même par forte chaleur, la perte de poids gras en sera d’autant plus fulgurante !

Et vous, quelles activités aimez-vous pratiquer par forte chaleur ?

Combattre le surentraînement

La bête noire de tout bon sportif, l’écueil le plus dommageable, n’est autre que le surentraînement. C’est particulièrement vrai dans les disciplines qui dégradent massivement du tissu musculaire comme les sports de force (musculation, gymnastique, rugby, aviron, etc).

Nous verrons dans ce post les facteurs qui favorisent la survenue du surentraînement, pour quoi vous devez l’éviter et surtout comment en sortir pratiquement.

Contexte

En feuilletant les revues de culturisme, on trouve ça et là quelques articles relatifs au surentraînement. Mais d’abord qu’est-ce que c’est que ce mal ?

Le surentraînement est un état dans lequel le sportif peut se retrouver lorsqu’il n’équilibre pas correctement d’un côté les efforts qu’il demande à sa structure corporelle et de l’autre le repos, l’alimentation et les techniques de récupération.

Pour faire simple, une fois dans un état de surentraînement, le pratiquant dégrade plus de tissus musculaire qu’il ‘est capable d’en générer, ce qui est tout à fait paradoxal et absolument à éviter.

Problème

Tous les pratiquants expérimentés trainant dans les salles de musculation depuis quelques années vous le diront :

Méfiez-vous du surentraînement. En musculation, le mieux est l’ennemi du bien !

Dans la plupart des autres sports plus techniques il est plus difficile de tomber dans l’écueil du surentraînement car l’objectif de la pratique est justement d’arriver à réaliser l’activité physique en mobilisant le moins possible ses muscles. Cela passe par la répétition des mouvements et le perfectionnement de la technique. C’est ainsi que par exemple, les tennismen sont capables d’enchaîner les matchs assez long sans se retrouver dans un état d’épuisement physique total.

En revanche, en musculation, l’objectif est de dégrader aussi efficacement que possible du tissu musculaire pour le forcer à grossir. En maximisant les cycles de destruction / reconstruction, il devient possible de générer de l’hypertrophie ; du moins jusqu’à ce que la destruction devienne supérieure à la reconstruction.

Si cela devrait arriver voici les symptômes que vous devriez ressentir qui vous indiqueront que le surentraînement guette :

  • Fatigue générale
  • Difficultés d’endormissement
  • Troubles du sommeil
  • Perte d’appétit
  • Perte de force
  • Irritabilité
  • Difficulté de concentration

Si vous reconnaissez 3 de ces symptômes simultanément, voici ce qu’il serait bon de faire pour enrayer le processus

Solution

D’une façon assez logique, le premier conseil serait de prendre du repos. Par repos, on entend arrêt de toute activité sportive intense (voire non intense dans les cas les plus graves) pendant une semaine minimum. C’est l’idéal.

Il faut considérer le surentraînement comme une blessure profonde du corps tout entier. De la même façon que vous ne squatteriez pas avec un fémur fracturé, il est hasardeux de continuer de s’entraîner en état en état de surentraînement. Mais cette blessure est d’autant plus pernicieuse qu’elle ne nous empêche pas a priori de continuer à nous entraîner… et c’est là où le bât blesse.

Cela dit, j’ai moi aussi mal à appliquer cette règle élémentaire (et c’est probablement pour cela que je ne suis pas aussi fort que je devrais l’être).

Aussi, voici d’autres pistes à considérer si vous ne pouvez pas vous résoudre à passer une semaine sans aller suer à la salle :

  • Allonger ses nuits en les faisant passer de 8h à 9 ou 10h.
  • Manger davantage, en proportion égale. Il semble aussi que la prise de graisse facilitera la récupération car c’est souvent un élément qui est rare dans la diète des culturistes.
  • Faire des siestes. Idéalement après sa séance de musculation si vous ne travaillez pas.
  • Arrêter toute techniques d’élévation d’intensité (drop set, séries géantes, etc)
  • Fréquentez le gym moins souvent
  • Essayez une autre activité moins soutenue (natation, course à pied, vélo) à la place d’une de vos séances de musculation
  • Ayez recours aux suppléments. Prendre un peu de protéine pour aider le corps à récupérer est une sage décision. Par ailleurs, considérez également de faire une petite cure de vitamines.

Si, en appliquant ces conseil, le surentrainement persistait, il n’y aura pas d’autre solution que de prendre une semaine de vacances complète hors de votre Gym préféré. Espérons que vous n’en arriverez jamais là !

Conclusion

Il est très délicat de connaître suffisamment son corps pour savoir jusqu’ou on peut le pousser sans qu’il ne se rebelle et ne se mette à se protéger en envoyant des signaux de surentraînement.

Une très bonne façon de maximiser son développement physique est donc de savoir identifier rapidement les phases de surentraînement afin de pouvoir les éviter et/ou les guérir.

Plus vous restez à l’écart de cette zone plus rapide sera votre transformation !

Et vous, quelle stratégie adoptez-vous lorsque vos performances déclinent  et/ou que vous subissez une baisse de tonus ?

Le post workout meal

Aujourd’hui nous allons attaquer un autre monstre sacré du monde du fitness, le repas post entraînement. Bien souvent on entend qu’il est nécessaire de consommer tel ou tel supplément ou autre « remède de grand-mère » immédiatement après l’entraînement pour décupler son potentiel de gain et de croissance. Dans la pratique, ce n’est ni totalement vrai ni totalement faux.

Comme souvent, c’est en fait bien plus simple ! Suivez le guide.

De l’importance du repas post training

Le repas “post training” ou “post workout meal” est de loin le plus important pour plusieurs raisons :

  • Il est, en quelque sorte le réconfort après l’effort, à ce titre il doit être plaisant.
  • C’est pendant cette fenêtre de tir (rapidement après l’entraînement) que votre corps sera le plus à même de tirer le maximum des aliments que vous lui fournirez durant les 2 heures suivant votre entraînement.
  • Les muscles stimulés seront plus réceptifs et utiliseront plus efficacement les nutriments que vous leur proposerez à l’occasion de ce repas. Ainsi sa composition est importante.
  • Enfin, et paradoxalement, votre corps aura quand même la bonne idée d’utiliser le maximum de tous les nutriments que vous lui fournirez à l’occasion de ce repas. Ainsi, mangez une pizza juste après un entraînement est nettement moins dramatique qu’au réveil ou lors d’un jour sans entraînement (c’est une bonne nouvelle non ?)
  • En fait, dans le cas ou vous ne deviez faire qu’un seul repas ce serait bien le post workout meal qu’il faudrait conserver !

Principes généraux

Ci-après quelques grands principes qu’il serait bon de respecter pour tirer le plus grand profit de votre entraînement et de votre plan de transformation physique lorsqu’il s’agit du repas post workout :

  • Le repas post workout doit être pris sans trop tarder après la fin de votre entraînement, ceci afin de bénéficier un maximum de la stimulation dudit entrainement. Cela dit, bien qu’il soit plus efficace de prendre ce repas rapidement après la fin de votre entraînement, il n’y a pas le feu au lac, vous ne risquez pas de tomber d’inanition ou de brûler tous vos muscles si vous trainez un peu pour prendre ce repas. Inutile donc de vous trimbaler avec votre shaker et votre glacière à la salle (sauf si vous mettez plus de 2 heures pour rentrer chez vous, auquel cas, déménagez ?)
  • Le post workout devrait être un de vos repas les plus copieux. C’est vraiment réducteur de ne prendre qu’un shake de protéine après votre entraînement. Le muscle a besoin de glucides complexes en plus de protéines pour récupérer convenablement. Le recours au shake de protéine peu être utile si vous n’avez pas d’autre possibilité de manger un vrai repas dans les 2 heures qui suivent votre entraînement.
  • Idéalement donc, un post workout meal est effectivement un véritable repas et non pas un simple substitut.
  • L’accent devra être mis sur les protéines (œufs, viande, jambon, noix) et les végétaux (légumes, salades). Vous pourrez ajouter un peu de protéine en poudre pour augmenter votre ratio en protéine. Pensez au yaourt protéiné 🙂
  • Les sucres simples sont tolérés si vous n’êtes pas en période de sèche. C’est uniquement lors du repas post workout que les sucres simples sont les moins nocifs pour vous. Comme votre corps a eu à en découdre, il sera plus à même d’utiliser directement ces sucres pour les synthétiser sous forme d’énergie musculaire plutôt que sous forme de graisse. Cela étant dit, si vous êtes en période de sèche ou si vous voulez perdre du poids (et de manière générale) les sucres simples ne sont pas vos amis.
  • Si vous vous entraînez le soir, n’ayez pas peur de manger convenablement même si vous vous couchez tout de suite après. Beaucoup de pratiquants s’entraînent le soir après le boulot et par conséquent, rentrent manger vers 21h voire 22h pour se coucher moins d’une heure plus tard. Dans ce cas là, ne vous inquiétez pas, les calories ingérées seront utilisées par le corps pour reconstruire le muscle et ne seront pas stockées dans des tissus adipeux. De la même façon, ce repas copieux (bien sûr s’il n’est pas trop riche en graisse ni en glucides) ne vous empêchera pas de vous endormir tranquillement et de passer une nuit tout à fait réparatrice.
  • Contrairement aux bruits répandus, le corps n’a pas besoin de sucres rapides, même après une séance intense (cf article sur le gainer). De la même façon, votre apport en glucides complexes devra resté modéré même pour votre repas post entraînement. Rappelez-vous que vous voulez construire du muscle et non pas de la graisse !

 Enin, voici quelques idée pour votre repas post workout.

Idée repas

Pour ma part, la majorité des repas post workout en semaine sont constitués de la facon suivante :

Mais cela peut aussi être :

  • un buffet à volonté dans lequel vous choisirez des aliments riches en protéines et végétaux
  • un bon repas dans un restaurant avec votre douce moitiée
  • un bon repas concoté par votre mère

Bref, ne pensez pas que le shake protéiné soit le meilleur post workout meal, ce n’est pas vrai !

Et vous quel est votre post workout meal préféré ?

L’ordre dans une séance mixte

 

La plupart des pratiquants ne disposent pas de suffisamment de temps pour effectuer une séance quotidienne de sport dans leur semaine de vie courante. Tout au plus, il est possible, pour les plus motivés d’entre eux, de se libérer entre 3 et 4 fois par semaine (weekend compris) pour s’adonner à l’exercice de leur corps.

Cependant, lorsque l’on parle de séance de sport on inclut les séances de musculation et également les séances d’activité cardio vasculaire dans le lot. Si bien que l’on se retrouve à mixer ses séances de cardio avec ses séances de musculation.

Ainsi, une séance mixte consiste à combiner activité de musculation et activité cardio vasculaire au cours d’une seul et même séance.

Bien qu’il soit préférable de séparer les deux, la séance mixte reste une option valable mais il y a une règle à respecter concernant l’ordre.

Faut il faire son cardio avant sa séance de musculation ?

La séance de musculation

Elle a pour but principal de déplacer des poids conséquents de manière à surcharger les muscles et briser leurs fibres.

Si vous avez déjà fait de la musculation, vous savez que ce type d’effort, relativement bref mais en tout cas très intense, demande une bonne dose de volonté, une motivation neuve et toutes ses capacités cognitives et physiques pour être rondement menées.

La séance de cardio

A l ‘inverse, la séance de cardio sera plus longue mais d’une intensité moindre. De plus, il n’est pas nécessaire d’être très concentré et motivé pour faire 30 minutes de course sur un tapis, sur un stepper ou encore sur un vélo statique.

L’objectif sera de faire augmenter le trythme cardiaque pour atetindre la zone de battement par minute qui va bien en fonction des objectifs du pratiquant. Ce faisant, le corps consommera un peu de ses sucres en circulation et commencera à dégrader un peu de graisse pour se fournir en énergie nécessaire à la production de l’effort moyenne ment intense mais de moyen long terme.

Verdict

A la lecture des deux précédents paragraphes, il apparait évident que dès lors qu’il n’est pas possible de séparer les séances de musculation et de cardio, il faudra débuter la séance par l’activité la plus dure physiquement et émotionnellement : la séance de musculation.

C’est seulement après avoir réalisé une bonne bataille avec la fonte que vous ne devriez être autorisé à vous diriger vers les machines de cardio ou à chausser vos baskets de courses à pied ou votre maillot de bain.

En effet, la pratique de musculation à haute intensité (requis pour toute séance efficace) est très nettement affectée par la pratique d’une autre activité avant.

Faites l’essai sur 1 mois, et vous constaterez par vous-même que les sensations ne sont pas les mêmes et que sur le moyen terme, les résultats sont nettement meilleurs en suivant ce simple conseil.

Note : Pour ceux qui cherchent à prendre de la masse musculaire, il faudra diminuer ou même supprimer les séances de cardio pendant la phase de prise de masse. Rappelons simplement que toute énergie dépensée sur le tapis de jogging sera autant d’énergie indisponible pour la récupération et la croissance des fibres musculaires.

Et vous, dans quel ordre effectuez-vous vos activités si vous êtes contraint de faire de la musculation et du cardio au cours de la même séance ?

 

Retour d’expérience – Formation massage bien être

On ne cesse de le répéter sur dévelopement-physique.com, la musculation est une composante importante du maintien et de l’amélioration de notre santé physique. Combinée à une alimentation sensée et une hygiène de vie saine et durable, ses effets se démultiplient et il est possible de développer son physique pour l’orienter vers ce que nous pensons être un idéal en termes de santé physique.

Une autre composante importante existe : Il s’agit du massage.

Elément de la composante du repos et de la récupération, le massage détend et permet au sujet de se reconcentrer sur lui et sur son corps, de se détendre et de faciliter la récupération systémique et des tissus.

J’ai eu l’occasion de participer à une formation de massage bien être haut de gamme et je souhaite ici vous faire part de cette expérience des plus instructive, agréable et opérationnelle.

Pourquoi se former au massage

Pour plusieurs raisons, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Bien que souvent évidentes, passons en revue les différents avantages à apprendre le massage en tant que sportif :

  • Apprendre et comprendre l’anatomie du corps
  • Maîtriser l’art du toucher et soulager les maux et les tensions
  • Proposer aux autres sa connaissance du corps humain et les aider à se détendre
  • Donner du bien-être et soulager les tissus musculaires après des efforts intenses
  • Compléter ses prestations de coach à domicile par des séances de massages personnalisés et efficace

Enfin, sachez que donner un massage est un geste de grande générosité et qu’il est plaisant à recevoir autant qu’à réaliser.

Quelle formation faire ?

Bien entendu, des centaines de formations sont disponibles sur le net, dans les instituts et dans toute autre structure touchant de près ou de loin au bien-être. Les prix peuvent varier considérablement tout autant que la qualité du contenu et le temps nécessaire.

Le parti pris de développement-physique est de trouver des solutions utiles, pratiques et pragmatiques dans le but d’optimiser son physique et celui des autres. Aussi, dans le maquis des formations de massage, la formation qui nous intéresse se devait d’être concise, efficace et opérationnelle.

C’est au détour d’une conversation avec un kinésithérapeute qu’une formation est sortie du lot : Le massage bien-être haut de gamme.

Le massage bien être haut de gamme : Qu’est-ce que c’est ?

Peut-être un peu prétentieux de prime abord, cette technique de massage permet de balayer les principaux gestes de massage afin de donner à l’apprenti masseur toutes les cartes dont il a besoin pour élaborer des massages personnalisé de grande qualité. Les techniques et les bilans dispensés au cours de cette formation sont ceux utilisés par les professionnels de la santé.

Yves Pellet et Thibault Sutter sont à l’origine de cette méthode. Respectivement kinésithérapeute et ostéopathe, Yves et Thibault ont mixé leurs compétences, leurs connaissances et leurs longues expériences de la manipulation des corps pour proposer un canevas de gestes permettant de concevoir des messages haut de gamme car personnalisés.

L’objectif de cette formation est de permettre aux stagiaires d’assurer un massage à domicile, en institut ou dans un hôtel pendant 60 minutes (durée recommandées pour un massage détente).

Irréprochablement bien préparée d’un point de vue logistique, cette formation se déroule sur deux jours à l’institut professionnel d’étude d’ostéopathie de Pantin à Paris.

Alliant théorie et pratique, elle permet aux pratiquants et aux professionnels de la santé et des métiers du sport et de la forme, de comprendre et d’éprouver les bases du massage bien être à visée non thérapeutique.

La promesse de cette formation étant que l’apprenti soit capable de réaliser, à la fin des deux jours de formation, un massage bien-être complet, et ce quel que soit son niveau de connaissance initial.

Les plus de la formation :

  • Une approche équilibrée entre théorie et pratique. La théorie est abordée dans ses grandes lignes (anatomie mais aussi légale sur l’activité de masseur bien-être) et laisse la part belle à la pratique
  • Pratique sur des professionnel(les) du sport qui ont l’habitude d’être massé et peuvent immédiatement corriger et commenter les massages effectués
  • Stage court et intense
  • Prix attractif
  • Ambiance détendue tout en étant studieuse

Les personnes qui participent à cette formation de haut vol (maximum de 20 stagiaires) sont majoritairement des professionnels du sport et quelques passionnés de culture physique. Les échanges en sont d’autant plus facilités que les stagiaires partagent les mêmes centres d’intérêts.

Les formateurs sont très pédagogues et n’hésitent pas à répéter chaque manœuvre autant que nécessaire pour leur complète assimilation par les apprentis. De plus, ils ponctuent régulièrement leurs propos par des commentaires et anecdotes personnelles qui rendent leur discours bien plus concret encore.

Conclusion

La formation « Massage Bien être Haut de Gamme » est une excellente formation de par la qualité du contenu, des intervenants et des participants.

Il s’agit d’un véritable starter kit pour toute personne désireuse de rapidement maîtriser les bases du massage. La promesse faite est réellement tenue et, sorti de là, il ne reste plus qu’à pratiquer pour augmenter son niveau de maîtrise du sujet. Je la recommande vivement.

Détails pratiques

Pour les détails pratiques, la documentation et les inscriptions, contactez moi directement en utilisant le formulraire de contact.

Téléchargez la plaquette de présentation – Massage bien être haut de gamme.

Enseignants

Yves Pellet est Masseur Kinésithérapeute / Master de recherche en biomécanique (ENSAM)/ B.E. Hacumes (Préparateur sportif) / Responsable des sports auprès de la Garde républicaine / Enseignant IFMK Assas et Université de Bobigny (master – module préparation physique)/kinésithérapeute à l’académie internationale de la Danse / Membre de l’association des kinésithérapeutes du sport / Masseur à l’institut Orlane de Paris / Coach à domicile

Thibault Sutter est Ostéopathe D.O. / Certifié en thérapie manuelle du sport / D.U d’ostéopathie du sport / Master de recherche en biomécanique Paris 10 (en cours) / Ostéopathe de l’équipe de France élite d’athlétisme / Ostéopathe à l’académie internationale de la danse / Membre de l’association des kinésithérapeutes du sport / Formateur en anatomie et physiologie pour le BPJEEPS

Article invité – Les tendinites en musculation

En musculation et dans les pratiques sportives, les douleurs et les gênes ayant pour origine les structures tendineuses sont appelées tendinites. Rappelons que le « ite » à la fin d’un mot signifie présence de molécules inflammatoires, or pourquoi parler de tendinite alors qu’il n’a pas d’inflammation ?

C’est pourquoi de nos jours nous utilisons  le terme de tendinopathie.

En sport, les lésions tendineuses sont fréquentes, jusqu’à 30% de nature microtraumatique, secondaires à des lésions de surcharge. Elles peuvent toucher le corps du tendon, son insertion sur l’os (enthésopathie) ou le tendon dans gaine (ténosynovite).

La tendinopathie peut être le résultat d’une sollicitation trop importante et/ou inhabituelle du tendon et doit être considérée comme une pathologie évolutive.

Origine des tendinopathies

Le mode d’apparition des douleurs est le plus souvent progressif mais il arrive qu’il puisse être brutal dans certains sports particulièrement violents et dans certaines localisations (en particulier au niveau du tendon d’Achille). Les douleurs peuvent survenir un matin au réveil. Elles peuvent être aggravées par un choc direct ou par une activité sportive ou physique habituelle.

Un changement des conditions d’entrainement, une modification de la technique ou un changement de matériel peuvent être à l’origine du déclenchement de la tendinopathie.

Les différents stades des tendinopathies

Stade 1

La douleur peut être matinale, ne durer que quelques minutes et n’entrainer une gêne fonctionnelle passagère  qu’au début de l’activité sportive pour disparaître après quelques minutes d’échauffement. L’examen clinique est normal.

Stade 2

La douleur, bien que calmée après l’échauffement, peut réapparaitre en cours d’activité et généralement de façon plus précoce lorsque l’activité sportive se poursuit. De même, lorsque les douleurs sont présentes depuis deux à six semaines, le stade 2 est atteint. L’examen clinique met en évidence une palpation du tendon douloureuse.

Stade 3

La douleur apparaît dès les premiers gestes sportifs et limite nettement les capacités fonctionnelles. Les douleurs peuvent persister jusqu’à plusieurs jours après l’effort. La douleur persiste depuis plus de six semaines.

Stade 4

La douleur peut être permanente, plus ou moins bien calmée par le repos et devenir suffisamment importante pour empêcher toute activité sportive. Plus rarement, la douleur peut même être nocturne.

A noter que dès le stade 3, les lésions sont irréversibles et nécessitent des traitements de longue durée.

Biomécanique du tendon

Un tendon n’est pas extensible, cependant il garde un comportement élastique pour une élongation inférieure à 4% de sa longueur totale. A l’arrêt de la traction, il retrouve sa longueur initiale. C’est au-delà de ce seuil les lésions commencent à apparaître : on parle alors de rupture partielle. Au-delà de 7% d’élongation, on parle de rupture complète.

La plupart des charges restent toutefois largement en dessous du seuil de rupture mais ce sont les répétitions qui entrainent les lésions  (idem que pour les fractures de fatigue).

  • L’activité physique augmente le turn over du collagène ce qui rend fragile le tendon.
  • La récupération post effort diminue la dégradation du collagène.
  • Avec l’âge, les modifications du tendon telles que la diminution de la synthèse de collagène ou de son contenu en eau vont altérer les capacités d’adaptation et de réparation du tendon.

Les différentes lésions tendineuses

On distingue plusieurs types de lésions tendineuses :

  • Les tendinites vraies (maladies rhumatismales inflammatoires)
  • Les ruptures tendineuses
  • Les tendinopathies

Note : Certaines tendinopathies ou ruptures du tendon peuvent être induites par la prise de fluoroquinolone (antibiotique).

Les vraies ruptures du tendon sain sont rares, elles supposent le plus souvent un choc direct. Les forces nécessaires pour léser un tendon sain sont importantes et bien supérieures à celles que l’on peut rencontrer en musculation et dans les autres pratiques sportives habituelles. Lors de microruptures des cellules inflammatoires peuvent être présentes, ce qui n’est pas le cas lors de tendinopathies. Il est donc très vraisemblable que les ruptures se fassent sur un lit de tendinopathie préexistante.

Cependant lors des phases aigues, la réaction inflammatoire initie le processus de guérison, et les anti-inflammatoires pourraient  la limiter et interférer avec le processus de guérison.

Principes du traitement

  • Le repos est rarement indiqué. En effet il présente plus d’inconvénients que d’avantages en favorisant une importante amyotrophie (fonte musculaire) et ne semble pas diminuer le temps de récupération. On lui préfère le repos relatif adapté aux douleurs
  • Les massages transverses profonds
  • Les ultrasons pour leurs vertus antalgiques fibrolytiques et thermiques
  • Le froid, soit par application de glace, soit par massage. La glace peut être utilisée à visée antalgique
  • Le travail en excentrique : La finalité de ce travail est de renforcer le complexe musculo-tendineux (la force développée lors d’une contraction excentrique est largement supérieure à celle d’un travail concentrique).

Comme vu précédemment les tendinopathies ne s’accompagnent pas de réaction inflammatoire, l’emploi d’anti-inflammatoire non stéroïdiens n’est donc pas justifié.

Traitement ostéopathique

L’approche mise en œuvre par le praticien ostéopathe pour soigner une tendinopathie consiste essentiellement à :

  • Rééquilibrer le système myosquelettique (muscles – squelette)
  • Rééquilibrer les zones d’insertion du muscle incriminé
  • Vérifier l’innervation du muscle
  • Libérer les articulations

Conclusion

Une atteinte tendineuse chronique signifie trop souvent un arrêt sportif de longue durée alors qu’avec une bonne analyse des circonstances d’apparition  de la lésion le repos total peut être réduit (modifications des charges d’entrainement, changement de geste technique…)

Une prise en charge rigoureuse est nécessaire pour analyser l’étiologie (la cause) de la lésion et la démarche thérapeutique à suivre.

Présentation de l’auteur :

Cet article a été rédigé par Thibault Sutter, Ostéopathe D.O. Thibault est un praticien confirmé et certifié en thérapie manuelle du sport. Il possède un D.U d’ostéopathie du sport et prépare un Master 1 de recherche en biomécanique à l’Université de Paris 10.

Thibault est ostéopathe de l’équipe de France élite d’athlétisme, et également à l’académie internationale de la danse.

Membre de l’association des kinésithérapeutes du sport et formateur en anatomie et physiologie pour le BPJEEPS, Thibault accompagne tous les sportifs dans leur développement physique avec pour objectif, le respect du corps et de ses structures anatomiques. En véritable passionné, il partage ses travaux et ses expériences dans diverses revues et sur Développement-Physique.com.

Protéines et douleurs articulaires

Ce soir je voulais simplement partager avec vous un constat sur mes deux dernières semaines d’entraînement.

Fondamentalement, je n’ai pas changé mon programme et celui-ci est resté identique pendant le mois dernier. Ce que j’ai changé par contre, c’est mon apport en protéines.

 

En effet, depuis le début de l’année je ne prenais plus de protéines en poudre et il m’en restait un peu au fond d’un pot. Comme j’ai prévu de reprendre les protéines et d’en tester quelques unes pour vous, je me suis dit que j’allais commencer par terminer celles-ci. Logique. A titre indicatif voici les quantités que je prenais: 10 gr le matin, 20g avant l’entraînement et 10 gr au coucher.

Pour un poids de corps de 70 kilos environ, cela représente en gros un tiers des apports conseillés en protéine correspondant peu ou prou à la limite maximum des apports par une source autre que l’alimentation normale. C’est donc les conditions dans lesquelles la majorité des pratiquants devraient consommer des suppléments en protéines (en tout cas pas plus).

 

Constat

 

J’ai constaté quelque chose de surprenant que je souhaitais partager ici avec vous. Dans les premiers jours de la première semaine de reprise, je me sentais un peu mieux et je congestionnais bien aux entraînements. Mais très rapidement, les sensations sont redevenues comme avant sauf qu’en plus, mes muscles se fatiguaient plus vite. Je n’étais plus capable de faire autant de répétitions avec les mêmes charges qu’auparavant…

Paradoxalement, je récupérais moins vite ou en tout cas mes courbatures duraient plus longtemps. Ceci peut s’expliquer par le fait que les protéines dégradées restent dans le muscle sous forme d’acide lactique et doivent être éliminées. Cela nécessite un travail de la part de l’organisme qui peux prendre du temps et qui mobilise des ressources.

Et puis au début de la semaine 2, j’ai commencé à ressentir des douleurs aux articulations.

En fin de semaine 2, mes charges avaient baissées…

 

Recommandation

 

Je ne sais pas si c’est la qualité de la protéine (peut être un peu vieille) ou un autre facteur qui a influencé mon entraînement, mais l’effet de la prise de cette protéine a été inverse de celui souhaité.

Je vais terminer cette semaine et recommencer un cycle sans protéine dès la semaine prochaine avec toujours le même entrainement pour voir la réaction.

Je vous tiendrai informé.

 

Conclusion

 

Il est sans doute trop tôt pour conclure mais j’avais déjà entendu un pratiquant me dire que les protéines en poudre lui faisaient mal aux articulations…

 

 

Et vous, vous est-il déjà arrivé de ressentir les effets inverses de ceux escomptés en prenant un supplément ?