Dans ce post, je souhaiterai partager avec vous une interrogation fondamentale qui m’interpelle régulièrement.

En tant qu’athlète naturel et accessoirement sportif de force, est-on condamné à se procurer régulièrement des quantités industrielles de protéines issues d’animaux ou de produits d’origine animale ? Vous l’aurez compris, le sujet de ce post touche au végétarisme.

Le végétarisme

Commençons par un petit rappel simple sur les concepts du végétarisme.

  • Une personne omnivore est un sujet qui va puiser son alimentation dans de multiples sources qu’elles soient animales ou végétale.
  • Une personne végétarienne est un sujet qui va puiser son alimentation uniquement dans les produits végétaux et également dans les produits dérivés du règne animal mais qui n’implique pas la mort de cet animal comme les œufs (ovo-végétarien) ou encore les laitages (lacto-végétarien).
  • Une personne végétalienne (ou végétarienne stricte) est un sujet qui ne va puiser son alimentation que dans le règne végétal et s’interdit de consommer tout produit issu du règne animal.

Première remarque : Les personnes qui se disent végétariennes et qui mangent du poisson, ne sont donc pas végétariennes.

Deuxième remarque : Des peuples entiers sont végétariens depuis des générations sans aucun problème (en Inde notamment).

Une approche progressive

Franchir le pas et devenir végétarien est une décision importante que je n’ai jamais pu me résoudre à prendre jusqu’à aujourd’hui, notamment pour les raisons suivantes :

  • Peur de manquer de protéines
  • Peur de ne pas couvrir tous les acides aminés essentiels
  • Peur de manquer d’autres éléments qui ne sont contenus que dans les aliments d’origine animale (notamment les micronutriments comme la vitamine B12)
  • Difficulté à remplacer toute les protéines de sources animales par des protéines d’origine végétale.
  • Complication du régime alimentaire et contraintes supplémentaires

Il est fort probable que vous vous voyez posé les mêmes questions pour ceux d’entre vous qui êtes intéressés par le sujet.

L’approche que j’adopte est comme d’habitude simple et est basée sur la progressivité : En supprimant tous les produits d’origine animale pendant un seul jour par semaine. Ce jour sera choisi parmi ceux ou l’activité physique est faible (en ce moment ça tombe un vendredi pour ma part).

Cela permet d’identifier quelles sont les difficultés propres à chacun dans la mise en œuvre d’une alimentation végétarienne. Cela permet aussi de se rassurer et de constater par soi-même que ce mode d’alimentation est soutenable dans la durée.

Exemple de plan alimentaire pour le jour sans viande :

Les quantités sont volontairement omises car elles dépendent de vos propres besoins :

Matin

  • Un demi bol de lentilles cuites avec de la levure diététique
  • Un demi bol de flocons d’avoine
  • Eventuellement un yaourt

Déjeuner

  • Une salade de quinoa avec du tofu et des légumes frais (brocoli, choux de Bruxelles, tomates, olive, épinards)
  • Eventuellement un peu de fromage

Diner

  • Salade d’endives avec huile et vinaigre
  • Une omelette de 2 ou 3 œufs avec éventuellement 3 ou 4 blanc d’œuf en plus
  • Un steak de soja ou un steak végétal si besoin
  • Fromage à pâte dure
  • Yaourt

Comme d’habitude, il ne faut pas oublier de boire beaucoup d’eau. La couleur de vos urines doit être claire voire incolore. Vous pouvez ajouter tout ce que vous souhaitez comme aliments qui n’appartient pas au règne animal

Si cela peut sembler peu de nourriture, sachez que votre corps ne s’en portera pas plus mal. Les systèmes digestif et biliaire pourront se reposer. Vous pouvez éventuellement boire du thé pour drainer un peu les toxines.

Soyez imaginatif, les combinaisons sont infinies.

Supprimer tous les produits d’orignie animale un jour par semaine est également un geste de citoyen de la planète car ce faisant, on participe à la réduction des gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie et de nourriture destinée au bétail : C’est faire d’une pierre deux coup !

Vers le végétarisme complet ?

Il est possible d’adopter une alimentation totalement à base de végétaux. De plus en plus de personnes et d’athlètes le font (cf Jérôme Poulin et l’alimentation vivante). Par ailleurs, les avancées de l’industrie agro-alimentaire permettent d’avoir de plus en plus facilement accès à des produits nouveaux riches en protéines végétales. Cela réduit d’autant les craintes que l’on pourrait avoir quand à une éventuelle déficience en protéine.

 

Enfin, même si ce n’est pas un argument scientifiquement solide, les gorilles sont des animaux relativement proches de nous et ils se nourrissent essentiellement de plantes et d’herbes (avec quelque fois un ou deux paniers d’insectes bien juteux).

Le mieux c’est encore d’expérimenter ce mode d’alimentation sur une période courte pour en tirer nos propres conclusions.

Et vous, seriez-vous prêt à supprimer toute viande pendant un jour ? Seriez-vous prêt à devenir végétarien ?