Ce billet pour relater une petite mésaventure à propos du Bio. On en entend beaucoup parler, du bio… C’est bien pour tous le monde, ce sont des produits de meilleure qualité produit par des producteurs respectueux de normes exigeantes et de cahiers des charges contraignants dans le respect de la nature, etc, etc. Mais attention, il peut y avoir des pièges. Récit d’expérience :

 

Bio, définition

 

Sans aller chercher bien loin je suis tombé sur un site qui prône le bio. En résumé, on appelle produit bio, un produit issu de l’agriculture biologique qui peut être soit un produit agricole, soit une denrée alimentaire. Pour mériter cette dénomination, il faut qu’il résulte d’un mode de production agricole exempt de produits chimiques de synthèse.

En cherchant un peu plus loin on se rend compte que l’agriculture bio est bien plus contraignante que l’agriculture industrielle et présente des rendements moindre du fait de l’absence d’utilisation d’engrais industriels et autres pesticides et joyeusetés. Par ailleurs les cultures sont plus sujette à souffrir des nuisibles et des maladies qui rappelons le, sont des aléas somme toute naturels et nécessaire à l’évolution des espèces.

Le but n’est pas d’aller dans le détail ici. Le lecteur trouvera bien suffisamment d’information sur la toile.

 

Bio, attention

 

Bien donc le consommateur accepte de payer un surcoût pour garantir la qualité d’un produit issue de l’agriculture biologique. Au passage, admettre qu’il faille payer plus cher pour avoir un produit de qualité bio revient à entériner le fait que les produits non bio sont de moindre qualité (ce qui n’est pas toujours vrai).

Le véritable point, c’est qu’il faut, en tant que consommateur, prendre en compte plus de paramètres que cela pour décider d’acheter ou non. Quelques règles simples permettent de faire le bon choix :

  • Au rayon fruits et légumes frais, vérifiez que les denrées achetée sont bien de saison (voir fruits & légumes de saison)
  • Evaluer le surcoût acceptable d’un produit bio par rapport à un produit normal. Il est faux de croire que le bio est toujours mieux et que le non bien est toujours de qualité moindre. Pour ce faire, il faut apprendre à lire les étiquettes.
  • Mais surtout prêter attention à l’origine géographique des produits. C’est à vous de décider quelle est votre tolérance à l’importation de denrées. Pour ma part je privilégie les productions de proximité lorsque je suis en capacité de trouver cette information et que le surcoût reste raisonnable (de l’ordre de 10%) pour 90% du temps. Les 10% restant je m’autorise quelques produits venant de plus loin.

 

En revanche, le label bio devrait intégrer ce type de considération géographique selon moi. Par exemple, j’ai acheté un miel bio plutôt qu’un miel normal (qui pourtant me paraissant plus appétissant) parce que je me suis dit « tiens je vais essayer ce miel bio ». J’ai remarqué un peu tard que ce miel était originaire d’Amérique du sud… Désarroi total et 0 pointé.

 

Bio, conclusion

 

Le bio c’est bien, c’est une bonne démarche, mais cela ne devrait pas empêcher les consommateurs que nous sommes de rester vigilants sur l’ensemble de nos critères de sélection. Cela devrait peut être même nous rendre plus vigilant car nous devrions jauger et juger à chaque fois du service par rapport au surcoût du bio.

Il est possible de trouver des aliments de qualité (voir l’article sur l’alimentation vivante)sans nécessairement que ces derniers soient bio, et heureusement d’ailleurs ! Le label bio n’est pas équivalent à une bénédiction, c’est un gage de qualité mais entre autres critères.

Un homme averti en valant deux, nous nous ferons plus avoir !

 

Et vous, est-ce que vous achetez aveuglément du bio ?